Vous avez peut-être reçu récemment un email vous informant de l’utilisation de pixels de suivi dans les communications d’une marque ou d’une entreprise. Ces messages font suite à une recommandation publiée par la CNIL le 14 avril 2026 afin de mieux encadrer cette pratique.
Invisible pour le destinataire, un pixel de suivi permet notamment de savoir si un email a été ouvert et, selon son paramétrage, de recueillir d’autres informations sur sa consultation.
La CNIL précise dans quels cas ces traceurs nécessitent désormais un consentement et comment les entreprises doivent informer leurs destinataires.
À retenir en 30 secondes
- Les pixels de suivi sont des traceurs invisibles intégrés dans certains emails
- Ils peuvent mesurer l’ouverture d’un message, sa date de consultation ou encore le type d’appareil utilisé
- Les clics sont généralement mesurés par des liens traçants, et non par le pixel lui-même
- Pour un suivi marketing individuel, ouvertures et clics doivent être considérés plus largement comme du tracking
- Toutes les organisations recourant à ces technologies peuvent être concernées
- Brevo, HubSpot, Mailchimp, Mailjet et d’autres plateformes utilisent des dispositifs de suivi
- Certains usages marketing nécessitent le consentement du destinataire
- Le droit d’envoyer un email ne signifie pas automatiquement le droit de suivre individuellement ses ouvertures et ses clics
Qu’est-ce qu’un pixel de suivi dans un email ?
Un pixel de suivi est, le plus souvent, une image invisible de très petite taille intégrée dans un email. Lorsqu’elle est chargée par la messagerie du destinataire, elle peut transmettre des informations à l’expéditeur.
Selon la CNIL, un pixel permet notamment de savoir :
- Si le message a été ouvert
Et de connaître :
- Le jour et l’heure de consultation
- Le type d’appareil utilisé
- La localisation approximative déduite de l’adresse IP
Ces informations sont notamment utilisées pour mesurer les performances d’une campagne, adapter la fréquence des envois ou personnaliser les communications.
Pixel de suivi, clics et tracking : quelle différence ?
Il faut distinguer deux technologies.
Le pixel de suivi permet principalement de savoir si un email a été ouvert.
Les clics, eux, sont généralement mesurés avec des liens traçants individualisés. Ils permettent de savoir sur quel lien, bouton ou contenu le destinataire a cliqué.
La CNIL distingue clairement ces deux dispositifs : sa recommandation d’avril 2026 porte spécifiquement sur les pixels. Si les liens traçants sont une technologie différente, ils restent eux aussi soumis aux règles applicables aux traceurs.
En pratique, pour une campagne emailing, l’objectif est, le plus souvent, de mesurer individuellement l’engagement d’un contact.
Par exemple, une entreprise peut vouloir savoir :
- Si un contact a ouvert son email
- Sur quel bouton ou contenu il a cliqué
- Quels sujets l’intéressent
- S’il peut être intégré à une segmentation ou une relance spécifique
Dans ce cas, il est plus simple de parler de tracking des emails.
Sur Brevo, par exemple, le pixel mesure les ouvertures et des liens individualisés comptabilisent les clics. La plateforme gère désormais ces deux informations dans une seule et même fonction de consentement au suivi par contact : lorsque celui-ci accepte le tracking, Brevo peut enregistrer ses ouvertures et ses clics. Lorsqu’il le refuse, ces deux indicateurs de données individuelles ne sont plus suivis.
Pour une entreprise qui souhaite suivre individuellement les ouvertures et les clics à des fins marketing, le bon réflexe est donc de raisonner en termes de consentement au tracking, plutôt que de chercher à distinguer, individuellement, chacune des deux technologies.